GP 4 : Chine

Problèmes mécaniques pour Simón ; Rabat 11ème
PREMIERS POINTS DE MÁRQUEZ DANS LE MONDIAL
Pour une raison ou pour une autre, et ce même si les résultats obtenus peuvent s’avérer trompeurs, le week-end du Grand Prix de Chine fut bon pour les pilotes du Groupe Haulotte. L’énorme circuit de Shanghai a vécu un autre moment phare de la courte carrière sportive de Marc Márquez. Si l’épreuve précédente, disputée au Portugal, avait marqué ses débuts dans le championnat, Márquez a su décrocher en Chine ses premiers points dans le Mondial. Lors d’une course extrêmement compliquée effectuée sous la pluie, il a su maîtriser ses nerfs, se concentrer et, tout en marquant son propre rythme, terminer au 12ème rang. Juste derrière son compagnon de box. Les difficultés encourues pendant les entraînements avec sa KTM ont empêché Tito Rabat d’obtenir une bonne position sur la ligne de départ. Malgré cela, Rabat a fait démonstration de sa classe, en frôlant le top dix, juste devant Márquez.

En ce qui concerne le 250, seule une panne mécanique, alors qu’à peine cinq tours de piste avaient été effectués, a empêché Julito Simón de terminer en beauté le meilleur week-end de son début de saison.

Et Márquez a marqué des points


Si les hasards du destin ont voulu que Marc Márquez termine son premier Grand Prix à la même place que Dani Pedrosa à ses débuts en 2001 au Japon, le pilote Haulotte a été capable de se poster en Chine un cran au dessus du niveau du triple champion du monde. Si dès sa seconde course en Afrique du Sud, Pedrosa décrochait ses premiers points en terminant treizième, Márquez en faisait de même, mais un rang devant. Et ce même si le week-end a été pavé de complications. Premièrement, les problèmes d’adaptation du jeune Márquez à l’énorme tracé chinois et, ensuite, ceux liés aux aléas de la pluie. Lors des entraînements, il passait de la 28ème place du vendredi, à la position 21 qu’il a fini par obtenir sur la grille de départ. “Nous avons réussi à améliorer sensiblement la moto entre le premier et le deuxième jour. Le vendredi, j’étais un peu perdu sur un circuit aussi grand et large, mais nous avons effectué des changements et le samedi je me suis senti bien mieux. Malheureusement, à la fin de la session officielle nous avons eu un problème avec le pneu avant qui m’a empêché d’améliorer la situation. Mais les sensations pour la course étaient bonnes et j’avais confiance”. Le dimanche la pluie redoutée est apparue, et Márquez a décidé de prendre son courage à deux mains, de prendre les choses calmement et d’essayer de gérer sa course. Intégré dans un groupe formé par ses compagnons d’écurie et d’autres pilotes comme Scott Redding ou Efrén Vázquez, Marc a remonté les positions petit à petit, sans commettre d’erreur, pour décrocher une fantastique 12ème place. Sans aucun doute, une victoire pour le pilote Haulotte, l’un des plus jeunes de l’histoire à accumuler des points dans le championnat. “Je suis très content d’avoir obtenu mes premiers points lors pour ma deuxième course. Elle s’est avérée un peu compliquée car tous les entraînements s’étaient déroulés à sec et en plus sur un circuit que je ne connaissais pas. J’ai tenté le coup un peu pour voir ce qui allait se passer. Dès le début de cette année, j’ai eu très envie de faire les choses bien, d’accumuler de l’expérience, mais je n’imaginais pas que les choses allaient tourner de cette façon. Je suis ému, mais il faut y aller pas à pas”.

Rabat surmonte l’adversité


Tito Rabat
De tous, Tito Rabat est celui qui a connu le plus de complications à Shanghai, le circuit du Mondial dont il garde les meilleurs souvenirs : c’est ici qu’il avait décroché l’année dernière son premier et unique podium jusqu’à maintenant. Le poste 22 a été obtenu après deux journées d’entraînement, non sans souffrances, et sans réussir à résoudre ses problèmes de KTM. “La moto ne fonctionnait pas et je ne pouvais suivre aucun pilote. L’équipe, comme toujours, a fait tout ce qu’elle a pu, mais ça a été un vrai calvaire”. Sous la pluie, Rabat a fait valoir son expérience, et très tranquillement, a marqué un rythme qui le faisait avancer petit à petit en classification. Après quelques frayeurs, Tito a été capable de terminer onzième, et frôle le groupe des dix premiers, signant ainsi son meilleur résultat de l’année. “La moto ne court pas comme je l’espérais, mais c’est comme ça. La course a été compliquée. J’ai exécuté un mauvais départ, mais je me suis concentré et j’ai commencé à remonter. J’ai doublé plusieurs fois en ligne droite, puis un autre pilote, Aegerter, est tombé devant moi, m’entraînant presque dans sa chute, mais j’ai résisté. J’ai décroché cinq points, et ils sont les bienvenus”.

Le Mondial fait une trêve pendant une semaine avant d’attaquer un intense périple à travers l’Europe. Les pilotes Haulotte ont réussi à améliorer leur rendement en Chine, ce qui leur confère de bonnes perspectives pour l’avenir. Prochain rendez-vous : le Grand Prix de France disputé sur le mythique circuit du Mans le week-end du 18 mai.

La KTM a dit basta


Julian Simon
Simón : l’un des grands protagonistes du 250 en Chine. Julito a réalisé un beau travail dès la première journée d’entraînements, même si le vendredi débutait assez difficilement. Lors de la première séance d’essais libres, il perdait l’adhérence de sa roue avant et terminait au sol. Par chance, lors de l’officiel de l’après-midi, les choses s’arrangeaient, même si un problème de changement de vitesse a fini par le pénaliser sur l’immense ligne droite de Shanghai, la plus longue du Mondial avec ses 1.202 mètres. “Notre maîtrise du changement de vitesse, calée sur des chiffres que nous avions, était erronée, et cela nous a empêché d’avancer correctement en ligne droite. Cette erreur nous a fait perdre beaucoup de temps, d’autant plus que la ligne droite précédente est très importante. Au final, nous avons solutionné progressivement quelques problèmes, essentiellement de châssis, ce qui nous a permis d’améliorer les temps et d’augmenter notre motivation pour le dimanche”. Julito confirmait ses bonnes sensations le samedi et, après de bons entraînements, il réussissait à se placer pour la première fois en 2008 au premier rang de la grille de départ avec le quatrième meilleur temps, derrière Álvaro Bautista, Héctor Barberá y Mika Kallio. “J’ai bien optimisé les entraînements, me suis placé au premier rang et j’étais très satisfait pour ces raisons. Face à la course, je me sentais très bien. Je crois qu’avec le bon travail effectué par tous les membres de l’équipe, nous méritions un bon résultat”.

Et les choses commençaient très bien. Sur piste humide, même s’il avait cessé de pleuvoir, le pilote Haulotte passait troisième au premier tour derrière Barberá et Marco Simoncelli. Julito se maintenait dans le groupe des favoris, luttant dans chaque courbe contre ses rivaux, jusqu’à ce qu’un problème de moteur de la KTM FRR 250 provoque l’arrêt de la moto au cinquième tour, et termine d’achever ses espoirs. “Ce sont des choses qui arrivent pendant les courses, il ne faut pas chercher plus loin. Nous devons garder en mémoire la partie positive de ce Grand Prix, qui est importante, et l’utiliser pour qu’en France les choses suivent ce même chemin, car j’ai beaucoup profité des tours effectués en piste”.
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