GP 14 : Japon

Les pilotes Haulotte ont vécu le pire et le meilleur sur le Grand Prix du Japon disputé ce week-end sur le circuit de Motegi. Le meilleur pour Julito Simón, avec la réalisation de son meilleur week-end de la saison. Simón s’est montré très compétitif pendant tout la course, il signait une 2ème place en première partie, pour finalement réalisé une belle 4ème place sur le podium, alors qu’il avait âprement lutté jusqu’à la ligne d’arrivée pour la 3ème. Le pire fut vécu avant la course en 125, Marc Márquez comme Tito Rabat ont terminé au sol alors que le premier tour de l’épreuve n’était pas encore terminé.

LE MEILLEUR JULITO


Julian Simon
Les pilotes de 125 sont arrivés à Motegi sans avoir pu courir au précédent GP d’Indianapolis suite à la suspension de la course causé par l’ouragan Ike. Julito Simón s’est présenté, très confiant, au rendez-vous japonais, sur un tracé qui lui avait déjà valu de décrocher un podium avec la KTM lors de sa dernière saison en 125. Le vendredi, journée pluvieuse, il se plaçait sur la 2ème ligne de la grille de départ provisoire. “La journée s’est assez bien déroulée. Nous avons vu tout de suite que notre moto pouvait être compétitive. Le matin, nous avons roulé sur piste mouillée, mais nous maintenions un bon rythme, qui nous a permis de tourner dans les premières positions. L’après-midi s’est également bien déroulée, même si pendant cinq minutes nous avons eu un problème de moteur. Malgré tout j’étais satisfait, car nous avions bien travaillé et j’étais sûr que si tout avait bien fonctionné, je me serais placé en première ligne. C’était notre objectif pour le samedi”. Cette deuxième journée, les choses ont suivi leur cours, même si Julito n’a pas concrétisé ses espoirs de se placer au premier rang, en ne terminant qu’en septième position sur la grille du dimanche. “Je suis tombé pendant le libre et j’ai du prendre ma deuxième moto en remplacement de l’officielle. Les réglages n’étaient pas exactement les mêmes et le moteur n’avait pas un très bon rendement. De ce fait, je n’ai pas pu dépasser la septième place, même si je pense que j’aurais pu faire un peu mieux. De toutes façons, j’étais content car je me sentais très à l’aise à Motegi. J’étais très motivé ». Et c’était justifié. Le pilote Haulotte s’est réveillé dès le départ et s’est très rapidement placé deuxième, derrière Marco Simoncelli. Malgré l’infériorité de sa KTM, Simón a su tenir le rythme du leader du Mondial quasiment jusqu’à la moitié de l’épreuve. Mais, quelques difficultés lui ont fait perdre la deuxième place, il a continué à lutter pour la troisième marche du podium. Finalement dépassé par Alex Debón, Julito termine 4ème. “Les choses ont tenu à un fil. La course a été superbe, je me suis réellement beaucoup amusé, et c’est l’essentiel. J’ai maintenu un bon rythme pendant tous les entraînements et j’étais certain de parvenir à rester devant. Le départ a été un peu difficile car je suis sorti dans le premier virage, j’ai perdu quelques places. Mais je me suis rapidement placé deuxième. Je devais parvenir à m’échapper du groupe et éviter qu’on ne me double, j’avais Simoncelli pour repère, mais il me manquait un peu de jus dans le moteur. Je suis rester plusieurs tours derrière Simoncelli, jusqu’à ce que je commette quelques erreurs et que j’atteigne mes limites. Bautista m’a doublé, sa moto était plus performante, je n’arrivais pas à le suivre. Finalement, j’ai lutté contre Debón, mais il avait plus d’options parce que son rythme était meilleur. Et puis, j’ai commis une erreur qui m’a définitivement empêché de continuer à lutter pour la troisième place. Je suis satisfait du résultat, pour l’équipe et pour mon travail dans la course car j’ai lutté comme il se devait”.

TROP DE COEUR


A Motegi, le premier jour, Marc Márquez s’est d’abord entraîné sous la pluie, puis sur piste à moitié sèche, et le tout fut couronné par une chute. Malgré tout, le pilote Haulotte tire des conclusions positives de son entraînement. "Ce fut une journée instructive, qui m’a permis de connaître le circuit et de commencer à faire les bons réglages sur la moto. Pour la première session, nous avons tourné sur piste mouillée mais j’ai fait une assez grosse chute au dernier tour. J’ai été un peu blessé mais heureusement sans gravité. Nous avons débuté l’après-midi sur une piste humide, qui s’est asséchée à la moitié de l’entraînement, et cela nous a finalement permis de tourner correctement”. Márquez a montré qu’il fait partie de ces pilotes qui apprennent vite, ce qui lui a permis d’optimiser sa deuxième journée et de décrocher une bonne place sur la grille de départ (13ème). “Les entraînements se sont un peu mieux déroulés parce que nous avons roulé toute la journée sur sol sec et que nous avons pu travailler les réglages de la moto, même si n’était pas encore complètement au point. Nous avons eu quelques problèmes de train avant et avons dû vérifier si cela venait des pneus ou des suspensions. En 125, le choix des pneus n’est pas très étendu il fallait donc faire le bon. J’avais l’espoir de réaliser un bon départ, de me placer dans un groupe rapide et d’y aller”. Marc a essayé, mais trop impulsivement. Dès le départ, une erreur l’a conduit à la chute, chute dans laquelle il a entraîné Pol Espargaró. Une course trop courte. “C’est dommage, car durant tout le week-end, nous progressions de plus en plus. Tout semblait fluide. Au départ, avec les roues toujours froides, il y a toujours des pilotes qui se touchent et tombent et cette fois ce fut mon tour. C’est de ma faute. J’ai réalisé un bon départ mais dans le deuxième virage je suis tombé et j’ai fait tomber Pol. Ce sont des choses qui arrivent pendant les courses. Je suis tout de suite allé lui présenter mes excuses et il les a acceptées. Mais c’est dommage”.

LA MALCHANCE DE TITO


Tito Rabat
Le week-end de Tito Rabat a été plus compliqué que celui de son coéquipier, même si leurs résultats finaux sont les mêmes. Le vendredi, et ce malgré une chute, il terminait à une bonne douzième position qui devait le motiver pour le Japon. “Les choses ne se sont pas trop mal passées, malgré ma chute du matin. L’après-midi, j’ai été à deux doigts de tomber de nouveau, mais j’ai rattrapé le coup. J’étais très à l’aise sur la moto, malgré quelques problèmes de châssis. Il nous manquait un peu de moteur par rapport aux Aprilia, ce qui se sentait particulièrement dans les accélérations”. Les choses se sont compliquées le samedi. Tito a eu beaucoup de problèmes à l’entraînement libre, au final, il a terminé à la place 21 de la grille de départ, voyant s’éloigner tout espoir de victoire. “La journée a été très difficile, nous avons eu beaucoup de problèmes. Pendant l’entraînement libre je suis de nouveau tombé et au chronométrage je n’ai pas trouvé le réglage approprié sur la moto, qui m’aurait permis de rouler plus facilement. J’ai fait mon maximum. J’ai eu des problèmes arrière –ça patinait beaucoup-, en entrant dans les virages –ma direction se fermait- et le moteur ne tournait pas assez vite. Je n’ai pas réussi à être en connexion avec ma moto à Motegi”. Malgré tout, le pilote Haulotte, égal à lui-même, a tout donné dès le départ. Après avoir remonté plusieurs positions, il a tout de même vu sa course s’achever rapidement. Comme Márquez, il n’a pas terminé le premier tour, mais ici, à cause d’un pilote qui est tombé juste devant lui. Une journée à oublier. “C’est dommage, car après tout un week-end de dur labeur, et même si je n’étais pas bien placé sur la grille, j’ai pu effectuer un bon départ et je pensais réaliser de belles choses. Mais Iannone est tombé et je n’ai rien pu faire pour éviter la moto. Ce sont des choses qui arrivent. Physiquement, heureusement, je n’ai rien, juste un bleu sur le genou”.

Sans trêve ni repos, le Mondial se rend en Australie. Le magnifique circuit de Phillip Island accueille l’avant avant-dernier rendez-vous de cette saison 2008.
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